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Résumé - Abstract
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Résumés - Abstracts
Matthieu Arnold, Oscar Cullmann et l’« affaire Lohmeyer » (1946-1951)
Recteur de l’Université de Greifswald, le néotestamentaire Ernst Lohmeyer (1890-1946) fut enlevé par la NKWD dans la nuit du 14 au 15 février 1946, puis exécuté le 19 septembre suivant par les Soviétiques. Jusqu’en 1950, sa famille ignora son décès, et, durant un demi-siècle, on justifia son assassinat par les crimes de guerre qu’il aurait commis en tant qu’officier de la Wehrmacht. Or, dès 1948, Oscar Cullmann (1902-1999) avait alerté l’Église sur le sort de Lohmeyer – qu’il pensait détenu dans un camp russe – et défendu avec vigueur et conviction l’honneur de son collègue.
Matthieu Arnold, Oscar Cullmann and the « Lohmeyer Affair » (1946-1951)
In the night of 14th to 15th of February 1946, Ernst Lohmeyer, the New Testament scholar and rector of the University of Greifswald, was abducted by the NKWD, and subsequently executed by the Soviets the 19th of September. Until 1950 his family did not know about his death, and during half a century his assassination was considered justified because of the war crimes he would have committed as an officer of the Wehrmacht. Since 1948, however, Oscar Cullmann (1902-1999) had alerted the Church about Lohmeyer’s fate – he thought he was held prisoner in a Russian camp – and vigorously defended the honour of his colleague.
Jean-Claude Dubs, Deux manuscrits calendaires de Qoumrân. Le Calendrier des Signes célestes (4Q319) et le Registre annuel des Temps sacrés (4Q394a)
Le calendrier des Signes 4Q319 Otot fait appel aux instruments calendaires de la Bible, mais aussi de 1 Hénoch et des Jubilés. Ainsi les noms des semaines de service, type 1 Chroniques 24, désignent chez lui des semaines d’années. Regroupées en septénaires, elles aboutissent aux années sabbatiques. Regroupées à leur tour par sept, ces années sabbatiques alignent les quarante neuf années du Jubilé qoumrânien. À l’intérieur de ces énoncés, une place à part est réservée à Gamoul et à Shékanyah, qui marquent, tous les trois ans, les Années-Signes. La fonction de ces signes célestes concerne le réalignement triennal du calendrier mishmaroth lunaire avec la réalité du cycle solaire.
Jean-Claude Dubs, Two Calendrical Manuscripts from Qumran. The Calendar of Celestial Signs (4Q319) and the Annual Register of the Holy Days (4Q394a)
The 4Q319 Otot (Signs) calendar uses the biblical calendrical instruments as well as those of the astronomical chapters of 1 Enoch and of the Book of Jubilees. Thus the names of the weeks of service, according to 1 Chronicles 24, are used to define weeks of years. Assembled in septenaries, they end up in the release years. Once more assembled by seven, these release years line up the forty-nine years of the qumranian Jubilee. Within these wordings, a special place is kept back for Gamul and Shekanyah, who identify, every third year, the Sign-Years. The function of those celestial signs concerns the triennial re-alignment of the lunar mishmaroth calendar with the true solar cycle.
Cyrille Crépey, Marc Aurèle et Justin Martyr : Deux discours sur la raison
Tout rapproche et tout oppose Marc Aurèle et Justin, ces deux personnalités éminentes du monde gréco-romain du IIe siècle de notre ère, l’un comme l’autre philosophes, épris de morale et de religion et écrivains, le premier empereur de Rome, le second apologiste chrétien, mort martyr sous le règne du premier. Au cœur de cette relation paradoxale, on trouve la place qui est faite à la raison dans la vision des deux auteurs. Cette place est pour eux centrale, tant dans leur conception de l’ordre supérieur du monde que dans leur conception de l’homme, mais sur le fond de ces similitudes, la différence qui les sépare à propos de la raison se détache avec d’autant plus de netteté.
Cyrille Crépey, Marcus Aurelius and Justin Martyr : Two Discourses on Reason
Marcus Aurelius and Justin Martyr, two distinguished personalities of the Greco-Roman world of the second century C.E., have much in common and are totally different. Both are philosophers, enamoured of morality and religion, and both are writers, the former being the Roman emperor, the latter a Christian apologist who died as a martyr during the former’s reign. This paradox is caused by the place reason has according to the two authors. For them reason has a central place both in their conception of the transcendent world order and in their conception of humankind, and moreover in their conception of the relationship that unites both of these. An important difference, however, separates their views on the nature of this relationship.